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Qu’est-ce que le
Festival des
Musiques Rares ?
Le Festival des Musiques Rares a l’occasion
de développer un concept original qui concerne
les musiques de “traverse”, les musiques
qui ne se coulent pas forcément dans un moule
préétabli, les musiques métissées,
les musiques “inentendues” : la liste est
longue de ces œuvres, de ces compositeurs, de ces
instruments que l’on n’entend pas au concert
ou en disque, faute d’être identifiés
dans un genre bien déterminé !
Peut-on tenter une définition ?
« musiques rares : œuvres ou compositeurs
méconnus, partitions peu jouées de compositeurs
connus, instruments rares, rencontres musicales insolites…
ou improbables… »
A partir de l’été 2004,
le Festival s’installe en Mâconnais Val
de Saône.
La presse n’a pas manqué de souligner les
heureuses découvertes musicales réalisées
à l’occasion de la 1ère édition
bourguignonne : l’ensemble Archets pour un Espoir
et sa double aventure musicale et humanitaire, un instrument
rare -s’il en est- la scie musicale, un étonnant
duo de contrebasse et violon jouant les opéras
de Bellini, un insolite dialogue entre vielle à
roue et clavecin.
La seconde édition 2005 voit s’élargir
la proposition initiale.
Jean-Claude Amiot, directeur artistique
du Festival des Musiques Rares
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Construite au XIIIème
siècle au début du
gothique, l’église de
Saint Albain surmontée
d’un clocher octogonal
à deux étages conserve
des parties romanes.
On entre par le porche
occidental surmonté
d’une petite tour de
défense rectangulaire.
A l’intérieur, on est
frappé par le
dépouillement de la nef
à 4 travées qui forme
avec les collatéraux un
ensemble d’une belle
figure.
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Eglise
de Saint Albain
Vendredi 1er juillet à
20h30
Rêve de Mai
Dominique
Meunier cornemuses & clarinette, Michel
Nioulou vielle à roue, Daniel
Vacheresse accordéons diatonique et
chromatique
Après le
succès de la soirée vielle & clavecin
au festival de l’an dernier, nous accueillons
ce groupe plus familier du bal de musique “trad”
que du concert classique.
Les trois musiciens ont des parcours
singuliers Dominique Meunier s’est
perfectionné dans la pratique de la cornemuse
au Bagad de Lann- Bihoué et à l’Université
de Montréal pour la cornemuse écossaise
et a travaillé la clarinette au Conservatoire
de Dôle ; Michel Nioulou s’est
initié à l’épinette des Vosges
avant de se consacrer à la vielle à roue.
Il a intégré des groupes aussi divers
que l’ensemble renaissance “Capriole”
et “Y’a pas de raison”, collectif
musical de bal traditionnel. Daniel Vacheresse
a emporté ses pianos “à bretelles”
au Printemps de Bourges, aux Festivals “des
Temps Chauds»” ou “Tango,
Swing & Bretelles” à Montceau
les Mines.
“Rêve de Mai” est
le fruit d’un partage humain et musical. Ces musiciens
traditionnels explorent avec bonheur un répertoire
qui va des bourrées qui swinguent aux mazurkas
lentes en passant par les rythmes impairs.
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Cette église romane a été édifiée
au 12ème
siècle par les moines
de Cluny
Le clocher incendié au
16ème siècle pendant le
guerres de religion, a été
remplacé en 1767 par la
tour actuelle, plus
massive.
Le porche franchi, on
découvre la nef unique
prolongée par une courte
travée sous clocher, et
par une abside semi-
circulaire décorée d’une
arcature romane
plein cintre. |
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Eglise
de Bissy
Vendredi 3 juillet à
17h00
La famille Clément se la
joue baroque
avec orgue
positif, cor, flûte à bec, hautbois, cor
anglais, violon, alto, violoncelle, contrebasse, viole
de gambe, basson.
Tous les membres
de la famille Clément, parents et enfants, constituent
cet orchestre exceptionnel.
Une famille qui compte plus de musiciens
qu’une gamme ne comporte de notes ! Dans la famille
Clément, il y a le papa François,
organiste titulaire de la Cathédrale et professeur
au Conservatoire de Région de Clermont-Ferrand
; la maman, Odile qui joue du hautbois
et du cor anglais, puis les six enfants âgés
de 14 à 20 ans. L’aîné, Antoine,
deuxième prix de cor au CNR de Boulogne ; Pascale,
violoncelliste, violoncelle baroque et flûte à
bec ; Marie, contrebassiste intervient
dans l’orchestre de l’Opéra Bastille
et l’Orchestre Européen des Jeunes; Hélène,
altiste, à 16 ans 1er prix du Concours National
de Bordeaux ; Agnès, harpiste
et bassoniste et la benjamine, Anne,
violoniste et claveciniste, toutes les deux étudiantes
au Conservatoire de Région de Boulogne-Billancourt.
Une famille où l’harmonie est respectée
et qui «se la joue baroque» avec au programme
: Canali, Hausmann, Grossi da Viadana, Telemann, Haendel…
et d’autres !
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La terre
de Cruzille a été érigée
en comté en 1582.
Le château est assiégé
plusieurs fois par les
ligueurs de Mâcon à
l’époque des guerres
de religion.
Romane dans l’ensemble,
l’église se compose d’une
large nef unique, à
laquelle fait suite une
travée sous clocher que
prolonge une abside en
hémicycle.
Un chemin de croix
constitué de lithographies
sur toile du début du
XIXème siècle vient
d’être restauré
partiellement. |
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Eglise
de Cruzille
Vendredi 5 juillet à
20h30
Voix de femmes
avec le chœur
"Eva Voce", direction Pascale
Martinez, Marion Sicre mezzo
et au piano Olivier Besnard.
Avec le chœur
"Eva Voce" de 12 voix de femmes, direction
Pascale MARTINEZ, Marion SICRE, mezzo, ½ finaliste
aux Symphonies d’Automne 2004 de Mâcon et
au piano Olivier BESNARD, diplômé du Conservatoire
National Supérieur de Paris et prix de la Presse
au Concours Liszt d’Utrecht.
Ces deux jeunes musiciens de talent
ont déjà un beau parcours artistique :
Marion Sicre termine ses études
au CNSM de Paris. Elle a participé à une
production de The Fairy Queen de Purcell à la
Cité de la Musique à Paris et à
l’opéra de Rouen, et à des tournées
en Suisse et au Japon. Depuis son premier récital
à l’âge de 12 ans, Olivier
Besnard s’est produit en récital
ou avec orchestre à Montreux, à la Cité
de la Musique et au musée d’Orsay à
Paris, aux Folles Journées de Nantes.
Sous l’impulsion de la musicienne accomplie qu’est
Pascale Martinez, directrice de l’Ecole de Musique
de Montceau-les-Mines, la réputation du choeur
de femmes Eva Voce de Mâcon va grandissant. Son
répertoire s’étend de la musique
renaissance, baroque avec orchestre (Stabat Mater de
Pergolèse), romantique avec orgue (Schubert,
Schumann, Mendelssohn) jusqu’à la création
pour le Festival d’une version nouvelle de l’Ode
à Lamartine de Jean-Claude Amiot.
Au programme également : Fanny Mendelssohn, Alma
Mahler …
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Au XIIIème
siècle un
seigneur de "Montbelet" était en
conflit avec le
parlement de Paris qui
par jugement fit raser
sa maison forte.
L’église elle-même date
du XIIème siècle.
Son porche massif
couvert de pierres sèches
est de la fin du XVème. |
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Eglise
de Montbellet
Vendredi 8 juillet à
20h30
Musique de l’Inde du Nord
Le duo SAAJ
joue le sitar et les tablas (percussions digitales).
Le duo SAAJ joue
le sitar (grand luth indien à 20 cordes) et les
tablas (percussions digitales) dans un répertoire
de ragas de l’Inde du Nord. «The Times of
India de Bangalore : une harmonieuse rencontre entre
orient & occident».
Formés aux meilleures écoles
de l’Inde (Beenkar et Pandit Suresh Samant), les
musiciens de Saaj, Sylvie Hiély,
diplômée d’études indiennes,
une des rares spécialistes du sitar au niveau
européen et Laurent Gherzy (tablas),
bénéficiaire de plusieurs bourses de long
séjour en Inde, se passionnent pour ces musiques
plusieurs fois millénaires et pourtant si actuelles.
La liberté qu’elles proposent a séduit
nombre de musiciens et non des moindres comme Yehudi
Menuhin et Jean-Pierre Rampal.
Née il y a 3.000 ans, la musique indienne n’existe
que dans le présent et ignore la partition. Le
musicien est alors son propre compositeur et s’abandonne
à l’inspiration du moment. Véritable
invitation au voyage et à la spiritualité,
cette musique interpelle notre sensibilité occidentale
formatée et nous entraîne dans une aventure
humaine incomparable.
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L’église et la châtellenie
de Vérizet sont
mentionnées dans des
textes de la fin du
XIIème siècle.
Dans l’enceinte de
Vérizet, résidait un
seigneur délégué par
le roi de France et un
archiprêtre nommé par
l’évêque de Mâcon.
L’église est remarquable
par son curieux clocher
fortifié qui faisait office
de donjon et de tour
de gué. |
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Eglise
de Vérizet (Viré)
Vendredi 10 juillet à
17h00
Musique klezmer
avec GLIK
cymbalum,
violon, clarinette, trombone et contrebasse avec l’ensemble
GLIK.
Le musicien qui
jouait à l’occasion des mariages juifs
en Europe Centrale était appelé «klezmer
». Composé de cymbalum, violon, clarinette,
trombone et contrebasse l’ensemble GLIK s’est
produit en Lituanie, à Ferrare, Berlin, Weimar
et en France.
Le musicien "klezmer"
jouait en petite formation, avec comme instrument incontournable
le violon dans un répertoire de danses traditionnelles
et intégrait parfois la parole du "badkhin",
le bouffon du mariage. Cette tradition musicale fut
presque perdue après la deuxième guerre
mondiale. On doit à la ténacité
de musicologues américains la restauration, à
partir des années 70, de cette grande tradition
musicale. L’orchestre "Glik",
fondé en 2000 à l’occasion du Festival
de rue d’Aurillac, participe de cette renaissance
par le talent de ses jeunes musiciens: Guillaume
Schilling au violon s’est nourri des
musiques traditionnelles auvergnates et roumaines ;
Sylvestre Gennieux à la contrebasse
est aussi comédien à ses heures ; Pierre-Alexis
Lavergne, trombone, est aussi danseur ; Vincent
Perrier à la clarinette amène
un zeste de jubilation et de folie ; David Lefèbvre,
chanteur, "kapel-mayster" (chef d’orchestre)
dirige l’ensemble d’une rythmique de fer
au "bouzouki" ou depuis le "tsimbl"
(cymbalum) dont il est un des rares spécialiste
de l’hexagone.
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Plantée depuis le XIIème
siècle au sommet de la
colline de Burgy à 400
mètres d’altitude, cette
petite église présente un
aspect trapu et massif,
accentué par son gros
clocher carré et ses
puissants contreforts.
Sur la nef unique, la
charpente apparente
supporte les 100 tonnes
de couverture en
lauze calcaire. |
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Eglise
de Burgy
Vendredi 15 juillet à
20h30
Flûte, danse & chant
avec Christine
Gaudry flûte, Barbara Marcus
soprano, Mure Gidon-Natale danse.
Moment de surprise
: un corps dansant, le concert à deux voix d’une
flûte et d’une voix de soprano sous une
voûte romane. Un trio rare qui se joue de contrepoints
immatériels.
Trois femmes installées en
Bourgogne après des parcours nationaux ou internationaux,
elles interviennent au Bateau Ivre, Ecole de Musique,
Théâtre & Danse du sud de la Côte
Chalonnaise : Christine Gaudry, flûte, est lauréate
du Conservatoire de Versailles. Elle consacre une grande
partie de son activité professionnelle à
l’enseignement. Elle a joué dans différents
ensembles de musique de chambre et avec l’Orchestre
de la Ville de Mâcon. Elle est professeur à
l’Ecole Intercommunale de Musique Mâconnais
Val de Saône.
Barbara Marcus, soprano, est née à New-York.
Diplômée de Brandeis University, elle étudie
à la Schola Cantorum de Bâle avec René
Jacobs. En France depuis 1982, elle chante avec Sequentia
de Cologne, Organum, l’ensemble Walsindham. Elle
enseigne en Bourgogne.
Mure Gidon-Natale fait ses études au Conservatoire
de Lyon. Elle se produit dans le ballet de l’Opéra,
du Conservatoire puis au sein de compagnies lyonnaises.
Elle crée une chorégraphie contemporaine
et hip-hop pour la compagnie Univers Cité. Elle
enseigne en Bourgogne.
Œuvres d’Albert Roussel, Jacques Ibert, André
Caplet, Edgar Varèse…
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